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1973. Assistante sociale, Anna s’occupe du cas d’Angela Avares et de ses 2 fils. Cette dernière pense que ses enfants sont menacés par La Llorona, la Dame blanche. Peu après, Anna et sa famille sentent autour d’eux une présence maléfique…

La malédiction de la Dame blanche affiche
© Warner Bros

La malédiction de la Dame blanche est un bon film d’horreur, interprété par de bons acteurs. Rien à voir avec la déception qu’était La Nonne. Le film a été entouré d’une polémique dès la promotion, car l’actrice principale est américaine et blanche. Le réalisateur a justifié sa décision d’utiliser Linda Cardellini, en expliquant qu’il voulait représenter quelqu’un qui ne croyait pas en ce folklore et ne connaissait pas la légende. L’actrice serait donc utilisée comme l’élément sceptique du film. Car La malédiction de la Dame blanche est une histoire inspirée d’une légende mexicaine interprétée par des acteurs pour la plupart d’origine hispanique… même si le récit se déroule aux États-Unis dans les années 1970. Oui c’est compliqué.

La malédiction de la Dame blanche  Linda Cardellini
© Warner Bros

Un film sur le folklore espagnol de la Dame blanche

Lorsque l’on regarde le film en VO, on peut apprécier le fait que les personnages parlent parfois en espagnol. De plus, le film étant situé en 1973, les personnages n’ont pas accès aux réseaux sociaux et autres technologies que nous utiliserions aujourd’hui. Pas de Google ou Twitter. Ils doivent se débrouiller par leurs propres moyens. Hé oui c’est possible.

La malédiction de la Dame blanche est un film sur le deuil. Il est basé sur l’une des plus célèbres légendes du folklore mexicain qui parle de Maria, la Dame blanche. Le film parle plus de l’esprit maléfique qui hante la famille que sur ses origines. Mariée à un homme qu’elle aime et mère de 2 enfants, Mari commence à être délaissée par son mari. Sous l’effet de la rage après l’avoir vu avec une autre femme, elle décide de se venger en détruisant ce qu’il aime le plus au monde, leurs enfants, qu’elle noie. En punition de ses méfaits, après sa mort, elle est condamnée à errer pour l’éternité jusqu’à ce qu’elle retrouve le corps de ses enfants. Pour effrayer les enfants, on leur raconte que s’ils ne sont pas sages, La Llorona, traduit par la femme en pleurs, viendra les chercher. Lorsque vous l’entendez pleurer, c’est que l’esprit maléfique s’intéresse à vous. Et ce n’est pas bon signe.

La malédiction de la Dame blanche
© Warner Bros

« Les gens en colère aiment parler. »

Il existe plusieurs variantes régionales de la légende. Selon certaines, elle kidnappe des enfants, selon d’autres, elle tue les maris infidèles. Le cinéma s’est déjà attaqué à cette légende, avec des divers films mexicains réalisés par le passé. L’une des versions les plus connues est Mama, réalisé par Andy Muschietti et produit par Guillermo del Toro. Une œuvre magnifique, co-production canado-espagnole.

Un deuil impossible

Anna est également en deuil, ayant perdu son mari policier. Depuis sa mort, elle est dépassée entre ses 2 enfants et son travail d’assistante sociale. Elle est stressée dans sa vie personnelle et professionnelle. Alors qu’elle rend visite à Angela, l’une des personnes dont elle s’occupe, elle est effarée de trouver la mère de famille complètement paniquée. A la recherche des enfants, elle les trouve enfermés dans un placard. Une fois libérés, ils sont séparés de leur mère qui accuse Anna de les avoir mis en danger. Lorsque ses propres enfants commencent à sentir une présence et à voir une femme en blanc, Anna comprend qu’un grand malheur les guette quand elle commence également à voir La Llorona. Il y a donc un parallèle entre ces deux femmes qui doivent affronter une nouvelle étape de leur existence.

La malédiction de la Dame blanche Linda Cardellini Roman Christou Jaynee-Lynne Kinchen
© Warner Bros

La religion, une aide précieuse comme dans tout film avec des esprits

La jeune femme va demander de l’aide à un prêtre. Si vous connaissez l’univers Conjuring, vous apprécierez le clin d’œil au film Annabelle. Mais le temps de réponse du Vatican pour ce type d’affaires est très long. Il l’envoie donc vers Rafael, un prêtre défroqué. Ce dernier va l’aider à affronter cette menace surnaturelle grâce à différents sortilèges. J’ai aimé l’utilisation intelligente des jeux entre lumière et obscurité quand tous les protagonistes se trouvent dans la maison d’Anna. La Llorona sort de l’ombre aux moments les plus inattendus. On sait qu’elle est là. On sent qu’elle est là. On attend juste qu’elle sorte et nous terrifie. L’eau est aussi une composante essentielle de l’histoire. L’esprit a noyé ses enfants, donc elle semble être plus forte, plus puissante, en présence d’eau. Quand elle s’en prend aux autres enfants, elle cherche à les noyer. Dans la piscine, dans le bain. Elle cherche à les attirer à elle à tout prix.

« Vous n’avez pas besoin d’être religieux pour avoir la foi. »

La confrontation entre la petite famille et Rafael et La Llorona est violente. L’esprit est en effet prêt à tout pour avoir les enfants. Recouverte d’un voile blanc et habillé d’une robe blanche, elle pourchasse les enfants pour les tuer. La dernière partie du film est un huis-clos dans la maison, qui est très grande et s’étend sur plusieurs étages. La petite famille parcourt toute la maison du salon au grenier pour tenter de lui échapper et de trouver un moyen de la vaincre. La fin est suffisamment ouverte pour que l’on imagine une suite. Est-ce que je l’attends ? Oui. Il serait intéressant de voir le récit installé à une autre époque. A-t-on vraiment d’une nouvelle version ? Absolument pas. Mais ce n’est pas comme si notre avis comptait, si ?

La malédiction de la Dame blanche Linda Cardellini, Roman Christou, Jaynee-Lynne Kinchen, Raymond Cruz
© Warner Bros

Bande-annonce :

Vous aimez avoir peur ? Continuez avec Annabelle et Halloween.

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