Un groupe de jeunes étudiants part passer des vacances à Cancun. Alors que leur séjour arrive à leur fin, ils décident de faire une dernière étape et d’aller visiter une pyramide maya. Les habitants, qui considèrent le site comme sacré, se montrent agressifs à leur égard. Mais c’est le moindre de leurs soucis.

Les ruines
© Paramount Pictures

Les ruines m’a très agréablement surprise. Je ne m’attendais pas à un film d’une telle qualité. Il tranche avec d’autres films du même genre et n’a absolument pas à rougir de la comparaison. Bien au contraire, il s’en sort avec la tête haute.

Amy et sa meilleure amie Stacy, accompagnées de leurs petits amis respectifs Jeff et Eric ont envie de prendre un peu de bon temps et de passer des vacances reposantes à Cancun au Mexique. Se prélasser au bord de la piscine, boire des cocktails, jouer à des jeux, les activités ne manquent pas. Et c’est tant mieux pour eux.

Les ruines, Jena Malone
© Paramount Pictures

Peu de temps avant leur départ, ils décident de suivre un guide étranger, Dimitri, qui souhaite leur faire visiter une pyramide située hors des sentiers battus. Ils auraient dû se douter de quelque-chose. Et effectivement, une fois sur place, rien ne se passe comme prévu. Ils sont violemment attaqués par les locaux qui les empêchent de quitter le site. Pourquoi ? Et pourquoi tant d’agressivité ? Ils sont alors contraints de monter au sommet de la pyramide, et là, tout va de mal en pis.

Les ruines ou comment réaliser un film d’horreur réussi avec un petit budget. Carter Smith à la réalisation et Scott Smith au scénario nous livrent une merveilleuse collaboration. Le quatuor d’acteurs nous offre également une prestation solide, grâce à un scénario qui tire son épingle du jeu. En effet, les personnages n’adoptent pas le comportement typique que l’on pourrait voir dans d’autres films. Et c’est l’une des réussites des Ruines.

Face à une situation stressante et angoissante, leur seule porte de sortie est la solidarité. Garder un front uni à tout prix. Jeff prend naturellement le contrôle de la situation. Etudiant en médecine, il tente de préserver la santé mentale de ses amis et refuse d’en abandonner un seul. Ils doivent survivre jusqu’à l’arrivée des éventuels secours. Après tout, pensent-ils, ils sont Américains. En ne les voyant pas revenir, leur hôtel va avertir leur ambassade et des recherches sont être lancées. Jeff y croit dur comme fer. C’est un jeune héros dont l’unique ambition est de s’en sortir vivant. Mais tout n’est pas parfait. L’être humain étant ce qu’il est, des tensions règnent. Car leur situation est simple : tenter de quitter la pyramide et être tué par les habitants ou rester et être tué par la ou les choses qui peuplent les lieux. Ils ne peuvent donc que compter que sur eux-mêmes.

Les ruines, Jena Malone, Laura Ramsey, Jonathan Tucker et Shawn Ashmore
© Paramount Pictures

Le film offre quelques scène gores avec beaucoup de sang. Mais elles s’intègrent parfaitement au récit, et ne sont pas gratuites, donc elles ne m’ont pas choqué. Une chose malfaisante habite la pyramide, chose qui terrifie les habitants au point qu’ils empêchent quiconque ayant eu un contact physique avec la pyramide ou les plantes environnantes de quitter le site. Que se passe-t-il réellement sur place ?

Les héros souffrent, ils sont malmenés tant mentalement que physiquement. Mais ils n’abandonnent jamais. Et c’est l’une des autres choses que j’ai appréciées dans Les ruines. Les situations montrées sont plus crédibles que dans la plupart des films du même genre. Le groupe ne court pas volontairement vers le danger. Il réfléchit. Il tente à tout prix de rationaliser une situation qui ne l’est pas.

Les ruines, Jonathan Tucker
© Paramount Pictures

Nous sommes dans un huis-clos, avec le petit groupe coincé au sommet de la pyramide. Que va-t-il leur arriver ? Vont-ils s’en sortir ? On s’attache très vite à eux, espérant qu’ils vont trouver un moyen de s’échapper sans trop de dommages.

Bande-annonce

Poursuivez votre incursion dans l’horreur et les huis-clos avec The descent, La Crypte ou Sanctum.

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