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Nica Pierce est une jeune femme en fauteuil roulant. Suite à des problèmes de santé, elle retourne vivre chez sa mère Sarah dans sa grande maison à la campagne. Un jour, Sarah reçoit un colis qui renferme une étrange poupée à l’aspect dérangeant, Chucky. Peu après, sa mère meurt et sa sœur et sa famille viennent pour assister à l’appartement. Mais de curieux incidents ne cessent de se produire et Nica s’interroge. Chucky pourrait-il être responsable ?

La malédiction de Chucky

La malédiction de Chucky est le sixième opus de la saga Chucky, la poupée maléfique. L’esprit tueur s’invite cette fois dans une famille dysfonctionnelle afin de faire ce qu’il fait de mieux, tuer. J’ai bien aimé ce film mais il ne m’a pas marqué plus que ça. Il ne s’agit pas du film du siècle et je suis persuadée qu’il en existe de meilleurs dans la saga. Je dis ça car j’ai eu l’idée stupide de visionner Le retour de Chucky. Mes yeux saignent encore tellement ce film était mauvais. Ne parlons pas de malheur et concentrons-nous sur le sixième volet de la saga. Qui vaut un tout petit peu plus. Pas beaucoup plus. Mais un petit peu quand même.

Faisons connaissance avec Nica Pierce, une jeune étudiante qui a cessé ses cours pour raisons de santé. Elle est retournée vivre chez sa mère, Sarah, une artiste peintre. Les relations entre les deux femmes sont pour le moins conflictuelles, mais elles font des efforts pour cohabiter pacifiquement. Un beau jour, Sarah reçoit un colis d’un livreur. Envoyé par un destinataire inconnu, il s’agit d’une étrange poupée aux cheveux rouges et habillée d’une salopette en jean. La poupée est inquiétante et la mère la jette à la poubelle. Brave petite.

La malédiction de Chucky
© Universal Pictures Germany

Une nuit, Nica est brutalement réveillée par des hurlements et découvre le cadavre de sa mère au rez-de-chaussée, baignant dans une mare de sang, comme si elle était tombée depuis la balustrade. Sa mort est l’occasion pour toute la famille de se réunir. Sa sœur Barbara arrive rapidement pour les funérailles, accompagnée de son mari Ian, de sa fille Alice et de leur nourrice Jill. Le massacre peut réellement commencer.

Salut ! Je m’appelle Chucky et je suis ton ami pour la vie. »

La malédiction de Chucky est un film d’horreur traditionnel, sans réelle surprise. Il n’y a pas besoin d’avoir vu les opus précédents pour comprendre de quoi il retourne car il y a divers flashbacks qui résument la situation. Je n’ai pas vu les cinq épisodes précédents et je n’ai pas vraiment eu l’impression d’être perdue dans la chronologie des évènements.

La plus belle scène du film est la scène du dîner, le soir de l’arrivée de sa sœur. La mise en scène est juste wow ! Nica prépare le repas avec sa nièce, qui met les assiettes pendant qu’elle finit les préparatifs. Il y a une omniprésence du rouge qui donne une ambiance pesante : la tomate dans le chili qu’ils vont manger, le vin rouge dans les verres, les cheveux de Chucky assis avec elles dans la cuisine… Lorsque tous arrivent pour s’installer à table, la caméra s’élève pour filmer la scène en hauteur en un magnifique mouvement circulaire, suivant la forme de la table ronde. Ce qui ajoute à la beauté de la scène est le fait que Chucky a mis de la mort au rat dans l’une des assiettes, mais on ne sait pas laquelle. La tension monte, et on attend de voir qui va succomber. Mon côté sadique est satisfait.

La malédiction de Chucky

Soyons clair, regarder un film de Chucky c’est un peu comme regarder un film de la saga Destination finale. On sait que des gens vont mourir, mais on ne sait pas dans quel ordre ni comment. Le seul intérêt de ce film est donc d’obtenir des réponses à ces questions. On veut du sang ! C’est glauque mais c’est comme ça. Les personnages sont, Ô surprise !, stéréotypés. On retrouve la jeune femme qui semble faible mais qui est plus forte qu’il n’y parait, la sœur qui n’aime pas vraiment sa sœur et s’avèrera être une vraie garce, le mari effacé, le prêtre qui en sait plus qu’il n’en dit…

Le film compte trois personnages principaux, Chucky, Nica et un ascenseur. Nica est une jeune femme d’une vingtaine d’années en fauteuil roulant qui habite dans une immense maison. Son aspect fragile dissimule une incroyable volonté, une volonté de vivre. Elle ne se laissera donc pas tuer sans se battre. Chucky est pour sa part une poupée possédée par l’esprit d’un tueur en série. Son petit corps ne l’empêche pas de poignarder, électrocuter, empoisonner à tout va. Il est vivace le bougre. Quant à l’ascenseur, il sert de lien entre les deux personnages car il permet à la jeune femme de circuler entre les différents étages. Sans lui, elle n’est qu’une victime comme les autres. Un chiffre parmi tant d’autres.

La malédiction de Chucky
© Universal Pictures Germany

Les morts sont très violentes. L’un des seuls intérêts du film. Mais elles ne parviennent pas à sauver La malédiction de Chucky qui ne brille pas par l’originalité ou la qualité de son scénario. Après, il faut bien s’attendre à un essoufflement de la franchise après avoir gratté le concept jusqu’à faire un trou dans le papier.

La malédiction de Chucky

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