Diego et Elena, un couple de trentenaires décident de quitter Barcelone pour aller s’installer aux Etats-Unis ou vivent quelques membres de la famille de Diego. Mais à leur arrivée sur le territoire américain, les choses se compliquent. La Police aux frontières les interroge, et leurs questions deviennent de plus en plus personnelles et dérangeantes, comme s’ils les soupçonnaient de cacher quelque-chose…

Oh la la. Quelle claque ! Avec Border Line, Alejandro Rojas et Juan Sebastián Vasquez nous proposent un thriller qui ne cesse de monter en puissance jusqu’à un final qui laisse pantois. Honnêtement, je ne savais pas à quelle fin m’attendre, mais je n’ai pas été déçue.
Un couple à la recherche d’une nouvelle vie
Diego et Elena s’aiment. Elle est espagnole, il est vénézuélien. Domiciliés à Barcelone, ils font le pari de tout quitter pour s’installer aux Etats-Unis où vivent quelques membres de la famille de Diego. Leur projet est établi et tout se passe comme sur des roulettes jusqu’au passage à la sécurité côté américain. Leurs papiers retiennent l’attention des agents qui décident de mener un interrogatoire plus poussé. Bien plus poussé. Bien trop poussé.
Coupables ? Mais de quoi ?
Dès les premières questions, on comprend qu’il y a un problème. La vie de Diego semble avoir retenu l’attention des agents qui semblent s’acharner sur lui. Ils le harcèlent de questions. Elena tombe des nus. Tout comme nous. Que se passe-t-il ? Au fil des questions, on comprend que les agents s’interrogent sur les raisons de la venue du couple, et plus particulièrement de Diego. Les Etats-Unis sont réputés être très stricts sur le passage de la frontière et les conditions d’entrée. Les questions peuvent être très intrusives, au point de mettre les voyageurs mal à l’aise. Diego et Elena sont-ils coupables de quelque-chose ou réagissent-ils simplement à la façon de faire des agents américains ? Plus le temps passe et plus on s’interroge et plus on se sent inconfortables pour ce pauvre couple.

Une intrusion sans pareil dans la vie privée
Border Line met l’accent sur les conditions d’entrée aux Etats-Unis. Lorsque la Police des Frontières a des soupçons, ils s’accordent tous les droits : fouille du téléphone et des bagages, questions intrusives etc. On en vient à se demander où est la limite. Les questions mettent très mal à l’aise, au point de creuser un fossé dans le couple. Lorsqu’ils sont séparés physiquement et placés dans des pièces séparées, chacun stresse et panique en se demandant ce que l’autre raconte. Diviser pour mieux régner. Tel semble être le plan des agents pour obtenir des informations.
Une mise en scène simple mais efficace
Tout le film se déroule dans les bureaux de la Police des Frontières, en plein travaux. Ils passent du hall d’accueil à différentes salles. La mise en scène est statique, participant efficacement à faire monter la pression. Alors qu’on pensait que la situation ne pouvait pas être pire, Diego et Elena réalisent que les agents parlent espagnol. Ils n’ont donc plus aucune intimité. On les adjoint ainsi de parler anglais, alors que ce n’est pas leur langue maternelle. Tout est fait pour les déstabiliser. Tout dans la mise en scène fait penser à un interrogatoire de police comme on en voit dans les films, avec des policiers agressifs qui s’acharnent à essayer de soutirer des aveux à de pauvres individus. Pourtant il ne s’agit que d’un passage à la frontière. J’ai à la fois adoré la montée de la pression et stressée face à la situation. En effet, voyager au sien de l’Union Européenne ne cause pas autant de pression.

Border Line est un film qui cache très bien son jeu avec ses différents twists. Un film à voir absolument !

SI vous avez aimé Border Line, distribué par la société Condor, je vous conseille également Le Terminal ou JSA (Joint Security Area).
