Deuxième film découvert au Festival du film coréen à Paris, The divine fury. Il s’agit de la rencontre improbable entre un combattant de MMA et un prêtre exorciste.

Résumé : Le petit Yong-hu vit avec son père policier. Tous deux sont très pieux. Le jour où son père est tué en service, le petit garçon fait une prière afin que celui-ci soit épargné. Quand son père meurt, il se détourne de la religion. Des années plus tard, champion de MMA, sa main se met à présenter d’étranges stigmates. Il tente d’obtenir des réponses auprès d’un prêtre du Vatican, le père Ahn.

The divine fury m’a un peu laissé sur ma faim. Soyons clair, il n’est pas mauvais. Mais il n’est pas transcendant non plus. Il manque un petit quelque-chose pour qu’il soit vraiment bien.

Au début du film, nous suivons le jeune Yong-hu dans son quotidien avec son père. La religion occupe une place importante dans leur vie. Alors lorsque son père meurt en service, il fait ce qu’il a l’habitude de faire : il supplie Dieu de lui sauver la vie. Sans résultat. Cette absence de réponses va le détourner de la religion et lui en faire ressentir une haine féroce. Il a perdu sa mère, puis son père, il se sent seul et abandonné.

20 ans passent. Le petit Yong-hu est devenu un champion international de MMA, invaincu dans sa catégorie. Il est riche, il est célèbre, il est fort. Il n’a plus besoin de Dieu. S’il savait. A son retour d’un match, sa main droite se met à saigner alors qu’il rêve de son père. Il consulte un médecin qui est incapable de lui fournir une réponse. Son assistant lui propose alors d’aller voir sa nièce, une shaman qui peut voir les esprits. Sceptique mais affaiblit, il se rend chez la jeune femme.

C’est à ce moment que l’histoire sombre réellement dans le paranormal. Il apprend qu’il est poursuivi par un grand nombre de démon, attiré par sa haine de Dieu. Elle l’envoie rencontrer le père Ahn, un prêtre qui pourra l’aider. Les deux font connaissance pendant un exorcisme. Le père Ahn, prêtre du Vatican, est sur le point de se faire tuer quand Yong-hu le sauve grâce à sa main. Et l’on découvre que ces stigmates auraient un rapport avec ceux du Christ. Qu’il aurait le pouvoir de chasser les démons. Rien que ça.

Commence un buddy movie entre un prêtre qui ne vit que pour son travail d’exorcisme et Yong-hu qui cherche des réponses à ses questions. Pourquoi a-t-il ces stigmates alors qu’il n’a plus la foi ? Comment peut-il s’en débarrasser ? On comprend rapidement qu’entre ces deux âmes va se nouer une relation père-fils, renforcer par leur poursuite de l’Evêque noir, un prêtre au service du diable.

L’aspect horrifique du film est intéressante. Notamment dans les scènes avec le petit garçon (sans spoiler, elles sont glauques). Il faut oser utiliser un enfant comme Joo-hwan Kim  le fait. Mais de manière globale, je vois plus The divine fury comme un film sur le deuil avec des éléments horrifiques. Je ne dirai pas qu’il s’agit d’un film d’horreur pur et dur. Il y a de la surenchère avec des scènes d’exorcisme à répétition et des dialogues en grec et en latin. Il y a de la répétition avec Yong-hu qui refuse d’aider le prêtre pour changer d’avis au dernier moment. On a compris que l’Evêque noir est maléfique après qu’il possède un innocent pour la énième fois. C’est un match du bien contre le mal. Je crois que c’est assez clair. Pas la peine le répéter dans tous les plans.

Je suis également un peu perplexe par le côté champion de MMA dans le film. Je suspecte qu’il s’agit de fan service pour mettre en avant la musculature de l’acteur Seo Joon Park. Lors de la scène de combat finale, il a l’occasion de se battre contre plusieurs personnes et même si je ne suis pas experte dans ce sport, ce n’est pas l’idée que je me fais d’un combattant de MMA.

J’ai trouvé les acteurs bons et crédibles. Le père Ahn et Yong-hu sont tous mignons quand ils apprennent à se connaître. Ils ne se font pas confiance au premier regard.

Globalement, The divine fury s’apprécie pour ce qu’il est, un film qui mêle horreur et surnaturel. Mais il ne faut pas chercher plus loin.

Bande-annonce

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