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Ray Breslin est un expert en conception de prisons ultra-sécurisées. Un jour, un agent de la CIA lui demande de tester une prison qui abrite les prisonniers les plus dangereux d’Amérique. Mais il réalise que c’est un piège et qu’il est réellement emprisonné. Il fait alors alliance avec un autre prisonnier, Emil Rattmayer, afin que trouver le moyen de s’évader de la prison et de sauver sa vie.

Evasion Stalone schwarzenegger
© SND

Sylvester Stallone. Arnold Schwarzenegger. Deux icônes du cinéma d’action des années 1990 réunis dans un film d’action. Associez ces deux acteurs et vous obtenez non pas Expandables mais Évasion.

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre avec Évasion, mis à part un bon film d’action comme on en a déjà vu des milliers. Premier point, ce n’est pas un film d’action dans le sens traditionnel du terme. Les années ont passé, les muscles sont toujours (plus ou moins) présents mais la force n’est plus ce qu’elle était. Donc exit les scènes de combat interminables et bonjour les armes à feu.

Evasion Stalone schwarzenegger
© Concorde Filmverleih GmbH

Deuxième point, les clichés ont la vie dure. Comme tout bon film des années 1990 qui se respecte (même si c’est un film qui date de 2013), c’est un film très masculin, avec des personnages féminins inexistants et peu mis en valeur. La testostérone est de tous les plans, la violence omniprésente et je ne pense pas que la qualité du scénario importe pour peu qu’il soit cohérent. Les dialogues sont extrêmement prévisibles, et les acteurs coincés dans des rôles très figés et clichés. Et bien sûr, derrière cette apparence brute et féroce se cache un cœur sensible et un passé tragique et douloureux.

Evasion Stalone
© Concorde Filmverleih GmbH

Troisième point, les petites phrases qui sont supposées faire mouche. Qui a oublié le célèbre « I’ll be back » ou « Adrienne ! ». Ici, nous sommes beaucoup moins bien servis.

« Tu frappes comme un végétarien. »

« Tuer un homme pour lui prendre sa vie, c’est rien. Lui pendre son cœur, c’est pire que tout. »

Le film joue beaucoup sur l’illusion. Tout n’est pas ce qu’il semble être et il faut se méfier de tout et tout le monde. Breslin est chargé de vérifier l’intégrité des prisons de haute sécurité. Il travaille au sien d’une agence indépendante. Son travail consiste à s’évader de prison. Il se fait donc volontairement enfermer (sans que personne ne soit au courant) parmi les prisonniers afin de tester l’efficacité et la sécurité des prisons. Il peut ensuite proposer des améliorations et ajustements. La prison où il est fait prisonnier est une prison ultra-moderne avec des cellules qui se déplacent constamment. Il se retrouve piégé à son propre jeu, dans une prison qu’il aurait pu concevoir, avec les meilleurs équipements et dotés des améliorations les plus récentes.

Evasion Stalone
© SND

Évasion est à la fois un film d’action et un thriller car Breslin (Stallone) ne sait pas qui l’a fait enfermer et pourquoi. En plus de chercher à s’évader, il cherche des réponses. Seul, au milieu de véritables prisonniers, il lutte pour sa survie. Il trouve un allié en la personne d’Emil Rattmayer (Schwarzenegger), un autre prisonnier qui accepte de l’aider à condition qu’il l’emmène lors de son évasion. Le rapprochement entre les deux hommes est difficile car la méfiance et la suspicion règnent. Mais ils comprennent rapidement qu’une alliance est le seul et unique moyen de quitter les lieux. Ils doivent donc s’entre-aider.

Arrive ensuite le moment attendu où les deux hommes font leurs repérages et mettent leur plan au point. Comme dans tout bon thriller qui se respecte, c’est dans l’échec que surgit la réussite. Ils observent, prennent des notes, nouent des alliances, c’est la partie thriller du film. Tout se joue sur l’intellect, sur le mental. L’action arrive à la fin, quand le plan est mis en œuvre, avec ses bons et ses mauvais côtés. Ils doivent alors prendre des risques et tenter le tout pour le tout (leur vie en fait) pour s’échapper. BIM ! BAM ! BOOM ! Les coups pleuvent, les balles fusent et la tension monte. En gros, les dernières 20 min d’Évasion concentrent toute l’action du film, comme bien d’autres œuvres.

Evasion schwarzenegger
© Concorde Filmverleih GmbH

A la barre de ce film, Mikael Hafstrom, un réalisateur suédois plutôt habitué à l’horreur avec Chambre 1408 et Le rite et aux drames avec Shanghai et Dérapage. Pour son premier film d’action (et d’importance !), il se retrouve donc aux manettes d’Évasion. Je ne peux pas dire en toute conscience qu’il fait un mauvais boulot au vu du scénario, mais d’aucun pourrait s’attendre à mieux. Les nostalgiques des films d’action des années 90 seront ravis, les amateurs de divertissement aussi, les autres…

Conclusion ? Évasion est un bon divertissement mais pas un bon film.

Evasion Stalone schwarzenegger

Bande-annonce

Si Évasion vous a plu, vous apprécierez également Expandables, Rambo ou encore Terminator.

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