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Ken est un combattant, héritier du Hokuto Shinken, un kung-fu qui se transmet de génération en génération. Dans un monde en ruine, il doit combattre pour retrouver l’amour de sa vie et affronter de nombreux adversaires, tous plus forts les uns que les autres, jusqu’à atteindre ses frères adoptifs. Tous ces derniers n’apprécient pas que Ryûken, leur père adoptif, ait fait de Ken son héritier, unique personne digne de connaitre tous les secrets de son art.

Ken le survivant est un animé également connu sous le nom de Hokuto no Ken. Ultra-violent, il est déconseillé aux âmes sensibles et aux plus jeunes. Je vous aurai prévenu…

Le monde a été décimé par une guerre nucléaire. Tout a été détruit, seul prévaut désormais la loi du plus fort. Partout règne la violence, le chaos, la peur et la faim. Les survivants se déplacent de ville en village pour dénicher de quoi manger. Mais des bandes de brigands font régner la peur et imposent leurs lois sur les plus faibles. Oui, on peut faire la comparaison avec Mad Max.

Ken le survivant
© Tôei Animation Company

Dans cet univers post-apocalyptique (les années 1990), Kenshiro « Ken » est un homme mélancolique, seul et triste. Il erre en effet à la recherche de sa fiancée, Julia, kidnappée par Shin, l’un des Maîtres du Nanto. C’est ce dernier qui a infligé à Ken ses cicatrices en lui enfonçant les doigts dans la poitrine, lui valant le surnom de l’« Homme aux sept cicatrices ».

Ken le survivant

Il se fait connaitre petit à petit en venant au secours des plus faibles et des opprimés. Son surnom circule et les habitants viennent à sa rencontre. Ken met ses connaissances des arts martiaux aux service de ceux qui en ont besoin ou qui se trouvent en difficultés face à des bandits qui veulent leur voler leurs maigres possessions. C’est un homme paradoxal, car bien qu’il n’éprouve pas de joie particulière à se battre, il tue quasiment toujours ses adversaires. Et de quelle façon…

« Tu es déjà mort mais tu ne le sais pas encore »

Au fil de ses pérégrinations, il fait la connaissance de deux enfants qui vont le suivre dans ses aventures. Bart est un adolescent débrouillard d’une dizaine d’année. Impressionné par la force de Ken, il se décide à profiter de sa puissance, se disant qu’il aura ainsi l’opportunité de manger à sa faim et de pouvoir être défendu en cas de danger. Lin est une petite fille douce. Muette lors de leur rencontre, elle retrouve finalement la parole quand Ken la soigne en ayant recourt à l’une de ses nombreuses techniques secrètes. Je la déteste. Ça c’est fait. Je ne peux pas la supporter. Elle passe son temps à suivre Ken comme un petit chien. Elle a le don de se mettre dans les pires situations en voulant le suivre à tout prix et ensuite le jeune homme doit aller la secourir. C’est presque une obsession. Je trouve cela très perturbant. Et dérangeant. Plus dérangeant que les corps qui explosent, c’est dire.

Ken le survivant
© Tôei Animation Company

Ken est donc un nomade qui ne peut rester en place. Dans la première partie de l’animé, il traque Shin afin de sauver Julia, qui l’a suivi uniquement parce que celui-ci menaçait d’achever Ken. Elle possède de magnifiques tenues, dispose de domestiques, mange à sa faim, mais n’est finalement qu’un oiseau en cage, prisonnière de l’amour d’un homme qui ne peut admettre que ses sentiments soient à sens unique. Chacun des deux amoureux passe son temps à penser à l’autre.

Ryûken a fait de Ken son héritier. Il lui a donc confié toutes les techniques secrètes du Hokuto Shinken. Il a fait son choix parmi ses quatre fils adoptifs, les trois autres se nommant Raoh, Toki et Jagi. Cette décision n’a pas fait plaisir à Raoh et Jagi, qui se sont révélés extrêmement contrariés. Seul Toki, le plus « doux » des frères, ne s’en est pas formalisé. Ce dernier préfère en effet utiliser ses capacités pour soigner et aider les gens plutôt que pour combattre. Lors de son errance, Ken comprend rapidement qu’il va devoir affronter ses deux frères adoptifs afin d’asseoir son autorité en tant qu’héritier. Cela ne lui plait guère, mais il n’a pas le choix, ses frères représentant une menace pour le reste du monde. Il doit assumer ses responsabilités d’héritier et mettre ses frères au pas, même si cela signifier les tuer.

Ken le survivant est un animé extrêmement violent. Je le regarde à la télévision, et il est uniquement déconseillé aux moins de 10 ans. Je suis un peu surprise même si les jeunes de nos jours ne sont plus ce qu’ils étaient (de mon temps…). Là, je vous parle de corps qui implosent et de personnes démembrées. Je vous parle de mort. Je vous parle de combats avec toutes les armes possibles et imaginables. Quand je vois que Dragon Ball est également déconseillé aux moins de 10 ans, les bras m’en tombent. On ne peut pas comparer l’incomparable. Les deux animés n’ont rien à voir l’un avec l’autre en ce qui concerne la violence.

Ken le survivant

Une autre chose qui m’a fait beaucoup rire, ce sont les dialogues. Je ne sais pas si c’est la traduction, ou si les scénaristes les ont réellement écrits, mais certaines lignes sont vraiment risibles et d’autres ridicules. Je vous laisse juger par vous-même.

« Vous n’êtes que des nourrissons sans défense devant mon karaté de l’Étoile du Nord. »

« Vous devriez avoir honte d’utiliser votre force à des fins si mesquines. »

« Vous n’êtes qu’une bande de chacals assoiffés d’or et de sang. »

« Jamais tu ne connaitras les grâces du printemps lorsque l’on marche les pas remplis de joie dans l’herbe agitée par le vent. »

Les références culturelles sont légions dans Ken le survivant. Ce dernier est ainsi directement inspiré de Bruce Lee (quand vous le verrez se toucher le nez en poussant un cri, vous comprendrez de quoi je veux parler) ainsi que de Max dans la série de films Mad Max. Le personnage de Toki serait inspiré de Jésus Christ (son physique, son caractère, sa personnalité et même sa mort).

Ken le survivant est à l’origine un manga de type shōnen. Il est illustré par Tetsuo Hara, sur un texte du scénariste japonais Buronson. Il s’agit de l’un des mangas les plus vendus au monde, ayant dépassé la barre des 100 millions d’exemplaires. La version animée a été adaptée par le studio Toei Animation dans les années 1980 et compte 152 épisodes réparties en deux séries. Il y a également eu une version remastérisée, plusieurs films et OAV (Original Animation Video), dont Hokuto no Ken 1 : L’Ère de Raoh (un résumé de la série). Dans ces derniers films, les dessins sont plus modernes, les personnages plus imposants, les muscles surdéveloppés et la violence adoucie.

Regarder Ken le survivant, c’est faire l’expérience de l’animation japonaise des années 1980. Vous êtes tenté par un retour vers le passé ?

Disponible sur TFX replay

Générique

Las amateurs de Ken le survivant apprécieront également Berserk et Saint Seiya (Les chevaliers du Zodiaque).

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