Inclassable. Étrange. Touchant. Il y a des films dont on ne sait pas quoi penser à la lecture du résumé ou au visionnage de la bande-annonce. Petite liste de mes films préférés les plus inclassables niveau genre.

Soyez sympas, rembobinez

Résumé : Mike travaille dans un vidéoclub. Un jour, il découvre que son ami Jerry, magnétisé, a accidentellement effacé toutes les vidéos. Le duo décide alors de faire des remakes de tous les films disparus.

Soyez sympas rembobinez Jack Black, Yasiin Bey
© EuropaCorp Distribution

Les 2 acolytes finissent par prendre plaisir à faire ces copies pirates qui rencontrent un franc succès auprès des clients. Et nous, public, prenons plaisir à regarder ces films retravaillés. Oscillant entre hommage et parodie, ce sont plus que des remakes, ce sont de nouveaux films faits avec le cœur et avec passion. Car nous avons affaire à de vrais amateurs de cinéma qui ne désirent rien d’autre que de partager leur amour du cinéma.

Michel Gondry nous propose encore une fois un film loufoque, avec un duo d’acteurs talentueux, Jack Black et Moss Deff. Très en forme, ils nous font rire tout en étant touchants. Soyez sympas rembobinez rend hommage aux vidéoclubs, malheureusement aujourd’hui disparus, anciens lieux de rassemblement et de partage des cinéphiles.

Love Exposure

Résumé : Dans le but de se rapprocher de son père, homme d’église, Yū Honda décide de commettre des pêchés qu’il pourra ensuite lui confesser. Il se met à photographier les dessous des jupes des filles. Mais sa rencontre avec Yōko va bouleverser sa vie.

Love Exposure Makiko Watanabe
© Rapid Eye Movies

Préparez-vous à 3h57 de folie. Sion Sono, scénariste et réalisateur du film, aborde une multitude de sujets tels l’amour, le désir, la famille ou encore la religion. Love Exposure aborde plusieurs sujets durs sans tomber dans la vulgarité facile. Les scènes où Yū Honda s’entraîne et filme sous les jupes des filles sont drôles. Il fait preuve d’une aisance et d’une dextérité impressionnantes. Le film ne plaira certainement pas à tous, mais c’est une expérience unique à vivre.

Très apprécié par la critique, le film a été multi-récompensé, au Festival Fantasia entre autres. Ses films sont en effet régulièrement présentés dans les festivals internationaux où ils remportent un gros succès. Sion Sono est considéré comme un réalisateur subversif et provocateur au Japon, en raison notamment des sujets abordés dans ses films. Il n’hésite en effet pas parler de suicide ou de viol. Love Exposure est le premier épisode d’une trilogie de la haine qui comprend aussi Cold Fish et Guilty of Romance.

Achille et la tortue

Résumé : Machisu Kuramochi ne vit que pour la peinture. Mais ce peintre frustré et raté ne réussit pas à percer. Il s’acharne pourtant à expérimenter avec l’aide de sa femme, qui demeure fidèlement à ses côtés envers et contre tout.

Achille et la tortue Takeshi Kitano Kanako Higuchi
© Océan Films

Takeshi Kitano nous propose une œuvre sur la passion. Acteur principal dans le film, il raconte l’histoire d’un peintre prêt à tout sacrifier pour sa passion de la peinture. Méprisé et ignoré de tous, il ne veut rien lâcher au nom de son art. Le voir expérimenter pour réaliser ses toiles offre une sensation douce-amère. On est à la fois impressionné de voir cet artiste prêt à tous les sacrifices et en même temps effaré de le voir faire preuve d’autant d’égoïsme.

Achille et la tortue est un film touchant et plein de délicatesse. Depuis qu’on lui a dit qu’il avait du talent quand il était petit, Machisu Kuramochi ne vit que pour la peinture. Allant jusqu’à ignorer sa famille et vivre au jour le jour. Takeshi Kitano réalise ici le dernier épisode de sa trilogie autobiographique après Takeshis‘ et Glory to the Filmmaker!

El Chino

Résumé : Roberto fait la rencontre de Jun, un Chinois débarqué mystérieusement en Argentine. Habitué à une vie d’habitude et de routine, son existence va changer petit à petit au contact de cet homme qui ne parle pas un mot d’espagnol.

El Chino  Ricardo Darín, Ignacio Huang
© Eurozoom

Roberto est un quincailler grincheux et têtu. Toujours de mauvaise humeur, son seul plaisir réside dans la collecte des histoires absurdes qu’il découpe dans des journaux. L’une de ses histoires préférées concerne celle d’une vache qui s’est écrasée sur un bateau où se trouvait un couple. Sa vie, si bien rangée et prévisible, est totalement bouleversée par sa rencontre avec Jun, un Chinois débarqué en Argentine. J’ai aimé l’histoire de ces deux hommes qui vont s’apprivoiser et apprendre à cohabiter tant mieux que mal.

El Chino est le film qui a fait connaitre le réalisateur argentin Sebastián Borensztein, dont il s’agissait de la 3ème réalisation. Même si le titre place Jun au premier plan, ne vous y trompez pas, Roberto est le protagoniste principal. Grincheux et asocial, il se prend pourtant d’intérêt pour Jun, allant jusqu’à rompre sa routine quotidienne pour lui.

Shaolin soccer

Résumé : Sing est un adepte des arts martiaux qui veut promouvoir la discipline. Il a un jour l’idée d’associer cet art avec le football. Il réunit une équipe et participe à une compétition.

Shaolin Soccer
© Metropolitan FilmExport

Un film qui mêle football et arts martiaux. Pourquoi personne n’y a pensé plus tôt ? Tour à tour film comique et film sur les valeurs humaines, Shaolin soccer réussit parfaitement son mélange improbable des genres. On rigole, on s’émerveille, on en redemande. Pour l’avoir revu il y a quelque temps, je peux dire que le film a certes vieilli (notamment au niveau des effets spéciaux), mais qu’il a conservé tous ses attraits. Des acteurs talentueux, des dialogues au point, des scènes iconiques. Je pourrai revoir ce film encore et encore sans me lasser.

Stephen Chow est à la fois le réalisateur et l’acteur principal de ce film unique. Adulé en Asie où il est surnommé le « roi de la comédie », il est réputé pour ses films parodiques. Ses productions sont régulièrement classées parmi les plus gros succès en Chine. Avec Shaolin soccer, sortie en 2001, il a remporté plusieurs prix, notamment à l’international. Totalement mérités.

© Metropolitan FilmExport

Shaun of the dead

Résumé : Shaun est un anglais moyen qui mène une vie tout à fait banale entre jeux vidéo, visites à son pub préféré et soirée avec son meilleur ami. Le jour où Londres est envahie par des zombies, Shaun doit faire preuve d’initiative.

Shaun of the dead
© D.R

Edgard Wright nous raconte les aventures de Londoniens lors d’une attaque de zombies dans la capitale anglaise. Si le film est aussi réussi, c’est notamment grâce à la capacité du réalisateur à reproduire le train-train quotidien des habitants qui ne réalisent pas immédiatement le danger qui les entoure. Shaun of the dead est également formidable pour l’incroyable l’alchimie entre les acteurs, Simon Pegg et Nick Frost, entre autres. Pour moi, c’est un film de potes avant d’être un film de zombies.

Shaun of the dead fait partie d’une trilogie avec Hot Fuzz et Le dernier pub avant la fin du monde. Qualifié de comédie romantique avec des zombies, c’est un film parodique qui a laissé son empreinte dans la culture populaire en raison notamment de la qualité de ses dialogues. Shaun of the dead a reçu de nombreuses récompenses et figure dans le classement des meilleurs films de zombies.

Je suis un cyborg

Résumée : Young-goon, persuadée d’être un cyborg, refuse de s’alimenter. Elle est internée en hôpital psychiatrique où elle rencontre Il-soon, convaincu d’être un voleur d’âme. Les deux patients vont apprendre à affronter le monde réel.

Je suis un cyborg Lim Soo-Jung
© Wild Side

On est vite happé par l’histoire de cette jeune fille visiblement dérangée qui vit dans son propre monde. A l’hôpital psychiatrique, on fait la connaissance des autres patients, tous plus loufoques les uns que les autres, mais tous attachants à leur façon. J’ai tout aimé dans ce film. Les acteurs, le scénario, la mise en scène et surtout les décors. L’hôpital psychiatrique est un lieu où l’on soigne des patients mais pour certains d’entre eux, c’est leur maison. L’endroit où ils se sentent à l’aise et ont leurs habitudes.

Pour la petite info, Park Chan-wook a également réalisé Oldboy, Sympathy for Lady Vengeance et Snowpiercer. Je suis un cyborg représente donc un épisode à part de sa filmographie. Ce qui explique peut-être le manque d’enthousiasme du public coréen qui a boudé le film. Mais le public international ne s’y est pas trompé et le film a été récompensé dans plusieurs festivals.

Hibou

Résumé : Rocky est ignoré et méprisé de tous. Un jour en rentrant chez lui, il découvre un grand-duc dans son salon. Il en parle à ses collègues, dans la plus grande indifférence. Le lendemain, il part à son travail déguisé en hibou. Mais personne ne remarque rien. Dans la rue, il rencontre une femme déguisée en panda.

Hibou Ramzy Bedia
© Les Films du Cap / Gaumont

Ramzy Bedia réalise un film tout tendre et touchant. Je suis fan. Il n’y a pas d’action. Pas de bagarres. Pas de gros mots. Juste Ramzy et Elodie Bouchez. Un couple tendre et attachant. Ils se trouvent l’un dans l’autre : lui en costume de hibou, elle dans un costume de panda. Cachés aux yeux du monde, ils vont pourtant essayer d’exister.

Pour sa première réalisation, Ramzy révèle un visage totalement différent de celui dont il nous a habitué avec son compère Eric Judor. Un côté pudique et adorable. Il nous offre ainsi une œuvre tout en simplicité inspirée d’une histoire qu’il a inventé pour sa fille : celle du panda de la pub qui est en colère. Pourquoi est-il en colère ?

Et la liste est encore longue !!

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