2019, une année mouvementée pour le cinéma. Entre fins de sagas, reboots, pépites internationales et suite, il y en a eu pour tous les goûts. Quels films m’ont marqué ? Petit récapitulatif de mes coups de cœurs 2019.

Douleur et gloire

L’un des plus beaux films de Pedro Almodóvar. J’ai l’impression que le réalisateur est comme le bon vin, qu’il ne cesse de s’améliore avec le temps. Dans sa dernière œuvre, il utilise Antonio Banderas comme un avatar pour raconter son histoire et celle de sa mère. Tout est parfait dans ce film, le scénario, le jeu des acteurs (Antonio Banderas a d’ailleurs était récompensé pour son rôle lors du dernier Festival de Cannes), la cinématographie, la mise en scène. Douleur et gloire est un récit autobiographique de Pedro Almodovar, dans lequel il se révèle comme jamais. Ah, et vous ai-je dit que Penélope Cruz figurait également au casting ?

© El Deseo – Manolo Pavón

Face à la nuit

Wi-ding Ho nous propose une œuvre sublime, qui retrace la vie d’un homme à rebours à travers un récit en trois actes. Suite à un évènement, Zhang Dong Ling voit son existence être bouleversée. Il ne sera plus jamais le même. En regardant Face à la nuit, on plonge dans la psyché de cet homme et on comprend petit à petit pourquoi il se comporte de cette manière. On aborde alors ces trois actes d’une autre façon. Ces actes qui ont façonné sa vie et ont fait de lui l’homme qu’il est. A ne pas manquer.

© The Jokers

Once Upon a Time… in Hollywood

10ème film de Quentin Tarantino, Once Upon a Time… in Hollywood est un hommage à Hollywood. Un Hollywood qui fait rêver, constitué d’amoureux du cinéma. On se sent bien regardant ce film qui nous transporte littéralement dans un autre univers. Nous suivons les aventures de l’acteur Rick Dalton et de son cascadeur Cliff Booth dans le Hollywood des années 1970, où Charles Manson et son culte étaient en train de s’implanter.

Avengers Endgame

Après 10 ans de fidélité, Joe et Anthony Russo nous offrent le moment que tout fidèle de Marvel attendait, Avengers Endgame. Suite de Avengers : Infinity War, nous découvrons l’équipe et le monde dévastés après la victoire de Thanos, qui est parvenu à tuer la moitié de la Terre. Les survivants doivent apprendre à vivre avec la culpabilité et décider de la marche à suivre. De mon point de vue, c’est une digne conclusion, qui mêle fan service et effets spéciaux en veux-tu en voilà. Avengers, Assemble !!

© Marvel Entertainment

J’ai perdu mon corps

Jérémy Clapin nous propose une œuvre atypique, un drame qui ne laisse pas indifférent. En livrant une pizza, Naoufel tombe amoureux de Gabrielle en l’entendant parler à l’interphone. En parallèle, nous suivons une main coupée qui s’échappe d’un réfrigérateur afin de retrouver son corps. Le doublage et la musique jouent pour beaucoup dans la qualité de cet animé, qui nous fait voyager à travers Paris du point de vue de la main. J’ai perdu mon corps alterne entre instants dramatiques et moments plus légers. J’adore !!

© Rezo Films

Us

Après Get out, Jordan Peele nous propose un nouveau drame dans la lignée directe de son précédent film. Adelaïde, son mari et leurs deux enfants partent en vacances dans la maison de son enfance. Mais la mère de famille se sent oppressée, comme si une menace mystérieuse pesait sur elle. Elle n’arrive pas à se départir d’un mauvais pressentiment. Un soir, la famille fait face à d’étranges individus, leurs doubles. Avec Us, Jordan Peele nous offre un film qui ne cesse de monter en puissance. On ressent l’angoisse des personnages qui ne comprennent pas ce qui se passe. On se demande d’où viennent ces doubles. Le sentiment de malaise prend de l’ampleur grâce au magnifique jeu des acteurs (Lupita Nyong’o en tête) et à une mise en scène au point.

© Universal Pictures

La vie scolaire

Grand Corps Malade et Mehdi Idir récidivent après Patients. Dans La vie scolaire, nous suivons une jeune CPE pleine d’idéaux qui va occuper son premier poste en ZEP. Accompagnée d’une équipe plus ou moins motivée et travaillant au contact de professeurs qui doivent composer avec des élèves parfois difficile, Samia va être confrontée à une réalité à laquelle elle ne s’attendant pas. Elle va rapidement se rendre compte que les bons sentiments ne suffisent pas toujours pour sauver ces jeunes qui ne veulent pas toujours être sauvés. En choisissant un sujet qu’ils connaissent, Grand Corps Malade et Mehdi Idir ne tombent pas dans le pathos et évitent, la plupart du temps, les bons sentiments.

© Laetitia Montalembert – Gaumont – Mandarin Production – Kallouche Cinéma

The lighthouse

The witch m’avait très très très agréablement stupéfaite. J’attendais avec impatience le prochain film de Robert Eggers et il ne m’a absolument pas déçu avec The lightouse. Deux hommes débarquent sur une île pour s’occuper du phare pendant 4 semaines. Nous sommes en Nouvelle-Angleterre en 1890. Mais les choses ne vont pas se dérouler comme prévues. Il va leur devenir de plus en plus difficile de faire la distinction entre ce qui est réel et ce qui ne l’est pas. Tourné au format 4/3 en noir et blanc, la mise en scène est époustouflante et le duo d’acteurs, Robert et Willem Dafoe, extraordinaires. Leur alchimie est fantastique. The lighthouse, gros coup de cœur de cette année 2019.

© Universal Pictures International

Vivre et chanter

Johnny Ma utilise son film pour parler des traditions qui se perdent en Chine, au profit d’une modernisation imposée à marche forcée par le gouvernement. Doté d’une magnifique mise en scène et de fabuleux costumes, Vivre et chanter nous fait vivre de l’intérieur la destruction d’un patrimoine unique, l’opéra du Sichuan. Johnny Ma nous propose de très beaux moments chantés et joués, qui donnent envie d’assister à un spectacle en vrai.

© Epicentre Films

Pour Sama

Lorsque le conflit éclate à Salep, Waad al-Kateab choisit de rester sur place et de filmer la situation. Elle se marie et tombe enceinte en pleine guerre civile. La jeune femme se met alors à filmer son quotidien afin d’expliquer la situation à sa fille, Sama, lorsque celle-ci sera plus âgée. Pour Sama est un documentaire co-réalisé avec Edward Watts. C’est une œuvre touchante, qui ne souffre d’aucune complaisance. Waad al-Kateab nous montre tout, et ne dissimule rien : ses peurs, ses angoisses, sa colère. En tant que syrienne, elle ne comprend pas que l’armée choisisse de tuer son propre peuple. ET que la communauté internationale les abandonne.

© TN Productions Film

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