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Suite au suicide d’une nonne dans une abbaye au Roumanie, le Vatican missionne une nonne novice et un prêtre afin d’enquêter sur l’affaire. Sur place, ils sont confrontés à une force maléfique et très ancienne qui ne reculera devant rien pour parvenir à ses fins…

La nonne Conjuring
@New Line Cinema

1956, Roumanie. Une nonne se suicide dans une abbaye. Alerté, le Vatican décide de faire appel au Père Burke, un prêtre spécialisé dans les affaires « hors du commun ». Ils lui assignent pour l’aider une jeune novice, Sœur Irène, qui n’a pas encore prononcé ses vœux. Tous deux sont liés par le paranormal. Le premier est un exorciste et la seconde une jeune femme qui a des visions. Pour mener à bien leur enquête, ils partent interroger celui qui a découvert le corps, Frenchie, un Québécois installé dans le pays après en être tombé amoureux.

« Il y a toujours un temps pour prier et un temps pour agir . »

J’attendais beaucoup de ce film. Vraiment beaucoup. Après avoir été « hypé » par l’apparition de la nonne, alias Valak, dans divers films de l’univers Conjuring, notamment Conjuring 2 : le cas Enfield et Annabelle 2, la création du mal, j’espérais vraiment en apprendre plus sur cette entité maléfique. Mes espoirs ont malheureusement été douchés. Et plutôt violemment. Certes les décors, et notamment l’abbaye, étaient sublimes. L’église de l’abbaye de St Carta a par exemple été reproduite en studios car il est interdit de tourner dans une véritable église en Roumanie.

« Quel est le contraire d’un miracle mon père ? »

Les acteurs étaient selon moi très bons avec le scénario qu’ils avaient. Demian Bichir est plutôt crédible en Père Burk, un homme de foi tourmenté par un exorcisme qui a mal tourné et s’est achevé avec la mort d’un petit garçon. Taissa Farmiga joue le rôle de Sœur Irène, une jeune novice tourmentée par des visions. Pour information, c’est la sœur de Vera Farmiga, qui interprète Lorraine Warren dans le série de films Conjuring ! Jonas Bloquet est Frenchie, découvreur du corps et également en charge de la livraison des provisions pour les nonnes de l’abbaye. Quand à Valak, c’est Bonnie Aarons, reconnaissable à son nez proéminent et son habit ecclésiastique.

Le principal problème du film est selon moi la faiblesse du scénario. Nous n’apprenons quasiment rien sur Valak, pourtant protagoniste principal du film, si ce n’est qu’il a pris l’apparence d’une nonne pour se fondre dans le paysage . Pourquoi donc faire un spin-off sur un personnage aussi important si ce n’est pour ne rien dévoiler au final ? Certes le film est oppressant avec certains moments qui font sursauter mais à trop tirer sur la corde, les jump scares ne font plus trop peur. Certes le lien est établi avec les films Conjuring, mais c’est à peu près tout. Le scénario n’est pas assez poussé et laisse vraiment sur sa faim. Plusieurs portes sont ouvertes mais pas refermées.

Valak va-il refaire son apparition ? A-t-il dévoilé tous ses secrets ? Quelle est exactement sa relation avec Lorraine Warren mise à part la tourmenter ? Est-il immortel ? Quelle importance ont les visions de Sœur Irène ? Pourquoi le Vatican a-t-il absolument voulu l’associer au Père Burke ? Que de questions ! Et très peu de réponses. Pour ce 5ème épisode de la saga, je reste sur ma faim.

Bande-annonce

Si vous avez aimé La Nonne, vous succomberez à La saga Conjuring, à L’exorciste et au livre L’évangile selon Satan de Patrick Graham.

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