1944. Seconde Guerre Mondiale. Le caporal Allison s’échoue sur une île du Pacifique Sud après avoir subi une attaque des Japonais. Unique survivant de son escadron, il fait connaissance de sœur Angela, également échouée sur l’île. Les deux individus se lient d’amitié et tentent tant bien que mal de survivre tout en échappant aux Japonais.

Dieu seul le sait est une très belle surprise. Je ne regarde pas beaucoup de films anciens, mais celui-ci, j’en ai gardé des étoiles plein les yeux.

Robert Mitchum et Deborah Kerr forment un très beau duo. Le soldat et l’apprentie nonne combinent leurs forces afin de survivre sur une île régulièrement bombardée, en attendant l’éventuel arrivée des Alliées. Le soldat rustre et la sœur têtue doivent combiner leurs compétences communes afin de survivre dans les meilleures conditions possibles.

Unique survivante d’une mission catholique installée sur l’île, sœur Angela voit débarquer avec appréhension ce Yankee au langage profane. Et lui doit se faire à l’idée que la seule aide dont il dispose est celle de cette jeune femme têtue. L’île est paradisiaque, comptant de nombreux fruits qui poussent en abondance. Ils peuvent également se nourrir de poisson. Et disposent d’une habitation confortable. Alors qu’ils tentent de s’apprivoiser et se préparent à vivre ainsi pendant plusieurs années, ils voient débarquer avec effroi les troupes japonaises, qui les forcent à abandonner leur confort pour se réfugier dans une grotte. L’arrivée des Japonais sur l’île leur rappelle tout ce qui leur manque. Le duo les observe avec envie se gaver des nombreuses victuailles qu’ils ont apporté avec eux. Ils finissent par se faire repérer à force de faire des incursions pour voler de quoi se sustenter. Leur survie s’en trouve d’autant plus compliquée. Il leur faut désormais échapper aux forces ennemies et aux bombardements.

Dieu seul le sait Deborah Kerr
© Acacias films

Le développement de leur amitié est LA grande réussite du film Dieu seul le sait. Elle prend forme difficilement mais rapidement, ils se comportent comme de vieux amis. Ou un vieux couple. Cependant cette amitié se transforme petit à petit. Lui commence à éprouver des sentiments amoureux alors qu’elle est fiancée à Dieu. Elle n’a pas encore formulé ses vœux définitifs, mais sait qu’elle n’aimera personne d’autre. Elle en est sûre. Ou du moins presque sûre.

Après tout, ils sont condamnés à vivre seuls. Tous les deux. Sur une île déserte. Alors pourquoi ne pas abandonner sa vocation ? Allison tente de la séduire avec de petites attentions qui la touchent et font vaciller sa foi. Il lui fabrique un peigne par-ci, lui offre des fleurs par-là. Lui, le militaire qui ne s’est jamais soucié que de sa personne et de son pays découvre l’amour. Comble de malchance, il a fallu qu’il tombe amoureux d’une femme d’église qui a juré fidélité au Seigneur.

Dieu seul le sait Robert Mitchum
© Acacias films

Dieu seul le sait n’est pas un simple film de guerre. Oui, il se déroule en 1944. Oui, il se déroule dans le Pacifique Sud. Oui, les deux héros sont un soldat et une apprentie nonne. Mais c’est surtout un buddy movie. L’un des plus improbables qui soit, entre un homme entrainé à faire la guerre, et une femme qui a dédié sa vie à Dieu. On adore regarder l’évolution de la relation entre ces deux êtres aux existences diamétralement opposées. L’une des choses que j’ai vraiment appréciées est le fait que sœur s’est montrée capable de survivre par elle-même avant l’arrivée d’Allison. Certes c’est une nonne, mais elle est débrouillarde, a du répondant et se montre obstinée. Alors non, ne parlez surtout pas de jeune femme en détresse !

Je ne saurai que trop conseiller de regarder Dieu seul le sait. C’est mon premier film avec Robert Mitchum ou Deborah Kerr, mais leur alchimie incroyable et leur talent me donne envie d’en voir plus.

Dieu seul le sait

Bande-annonce

You may also like

Leave A Comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.