Au Xème siècle dans le Royaume de Chine, deux clans se font face. D’un côté les membres de la dynastie royale des Song, et de l’autre les Khitan, un peuple nomade guerrier. Qiao Feng est le maître du gang des mendiants jusqu’au jour où il est accusé d’avoir tué un chef de son propre gang. Banni du groupe, il jure de faire la lumière sur toute cette affaire et de prouver son innocence. Tel est le synopsis de Sakra, la légende des demi-dieux.

Je suis…déçue. Je m’attendais à beaucoup plus et beaucoup mieux. Sakra, la légende des demi-dieux est une déception. C’est un très bon film d’action asiatique mais un très mauvais film. Trop de longueurs, des personnages clichés, un scénario très confus, cette réalisation de Donnie Yen a trop de défauts pour que je puisse pleinement l’apprécier. Dommage pour cette production Eurozoom.

Once upon a time…

Qiao est orphelin abandonné devant la porte d’un couple grandi pour devenir le chef du gang des mendiants. Apprécié par tous, c’est un homme juste qui n’hésite pas à se battre pour des causes qui lui tiennent à cœur. Mais sa vie bascule le jour où il apprend que non seulement il n’est pas un Song comme il l’avait toujours pensé, mais un Khitan, leur plus farouche ennemi, et qu’on l’accuse d’avoir tué un autre chef du clan. D’un seul coup, tous ses amis lui tournent le dos et le bannissent du clan. Il est également accusé du meurtre de ses parents et du maitre qui l’a initié au kung-fu. C’est à cette occasion qu’il rencontre Azhu, une jeune femme qu’il surprend en plein vol dans le temple Shaolin. Blessée au cours du combat qu’il mène contre les autres moines, elle est sauvée par Qiao qui se sent coupable et décide de la faire soigner par le médecin de son ancien clan…

Sakra, la légende des demi-dieux - Donnie Yen
© Eurozoom

Un film des plus confus

Honnêtement, Sakra, la légende des demi-dieux est un film qui me laisse vraiment perplexe. Je ne comprends pas ce que j’ai regardé. Il y a un énorme problème de montage et de rythme. On passe d’une situation à une autre sans qu’il y ait de sens. Ou les choses sont trop rapides, ou les choses sont trop lentes. Les scènes d’action sont parfaites. Donnie Yen fait étalage de son expérience, se battant à coup de sabre, bâton et tout ce qui lui tombe sous la main. Tout est parfaitement chorégraphié. Ce sont mes instants préférés et pour être franche, le seul intérêt du film. Il n’y a rien d’autre à sauver. Ces moments énergiques alternent avec des conversations mielleuses et embarrassantes à écouter entre Qiao et Azhu et les complots de ses anciens amis qui cherchent à le tuer. Ce contraste entre ces types de scène rend l’histoire confuse. On ne comprend pas comment ses amis ont pu lui tourner le dos aussi vite. Ses amis de toujours. Pas un seul n’essaye de le sauver. C’est incompréhensible. On ne comprend pas quand et comment Qiao et Azhu ont pu tomber amoureux aussi rapidement car la différence d’âge entre les 2 saute aux yeux et rend leur relation invraisemblable. On dirait un oncle et sa nièce (Pour info, Donnie Yen à 59 ans et Chen Yuqi 30 ans). De même, on ne comprend pas vraiment ce qui se passe avec le passé de Qiao. Qui est-il vraiment ?

Sakra, la légende des demi-dieux - Donnie Yen
© Eurozoom

Donnie Yen, maître de l’action

Comme je l’ai déjà dit, Sakra, la légende des demi-dieux est un film d’action. Et Donnie Yen a fait ce qu’il fallait pour que les scènes de combat marquent les esprits. Les combats sont parfaitement réussis, parfaitement chorégraphiés. C’est un One Vs 1 000. Il est seul contre la totalité de son ancien clan, avec des chefs particulièrement doués. Mais il possède des capacités spéciales qui lui permettent non seulement de bondir dans les airs d’arbre en arbre, mais également de projeter du vent ou de l’énergie, je ne suis pas sûre. D’autres semblent également posséder des capacités similaires, notamment des maîtres Shaolin. Azhu n’est pas une spécialiste du combat, mais de l’espionnage. Elle oscille donc entre le rôle de demoiselle en détresse qu’il faut sauver, et femme forte, égale de Qiao, à d’autres occasions.

Sakra, la légende des demi-dieux - Donnie Yen, Chen Yuqi
© Eurozoom

Vengeance, vengeance

Il ne se passe pas grand-chose dans le film. C’est un film de vengeance, un drame et un fim d’action. Et une adaptation du roman wuxia Demi-Gods and Semi-Devils de Jin Yong. Qiao passe tout le film à essayer de se venger et de chercher qui l’a piégé. Car le pauvre est accusé de tous les meurtres. De son ancien compagnon de clan, de ses parents, de son maître. C’est simple, on a l’impression que dès qu’il y a un meurtre, c’est lui le coupable. Ou du moins que c’est lui que l’on va accuser.  D’où ses envies de vengeance. Car tout le monde est contre lui à part Azhu. Mais au fil du film, Qiao comprend qu’il est victime d’un complot dont les ramifications sont très profondes. Il va alors devoir affronter son passé et faire face à ses anciens amis.

Sakra, la légende des demi-dieux est un film aussitôt vu, aussitôt oublié. Malheureusement.

Si vous avez envie de voir de meilleurs films que Sakra, la légende des demi-dieux, je vous conseille Hero et Le Règne des Assassins.

Sakra, la légende des demi-dieux - fiche

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