2078. Une mystérieuse maladie frappe le monde et transforme ceux qui ont été contaminés en des sortes de vampires. Désormais considérés comme des parias, ils sont traqués, étudiés et tués par le gouvernent. Une seule d’entre eux se soulève contre la tyrannie et cherche un moyen de sauver les siens. Cette aide pourrait lui venir de Six, un mystérieux enfant également traqué par le gouvernement.

Ultraviolet affiche
© Screen Gems Inc.

Heu…non. Juste non. Ultraviolet est une erreur cinématographique qui n’aurait jamais dû exister. Même avec la meilleure volonté du monde, il n’y a rien à sauver dans ce film. Ni les acteurs, ni le scénario, ni la mise en scène, rien.

Le film commence avec une scène à la Matrix. Une femme (Violet) s’introduit dans un bâtiment gouvernemental pour effectuer un vol avant d’être repérée et de chercher à s’enfuir. S’il n’y a pas de ressemblances avec la fuite de Trinity dans Matrix, alors je ne m’y connais pas. Bref, après s’être enfuie ventre à l’air, cheveux dans le vent et talonnettes au pied, Violet rejoint ses semblables contaminés, les hémophages, afin de livrer la mystérieuse mallette qu’elle était chargée de récupérer.

Mais sur place, les choses se gâtent. Une fois la mallette ouverte, elle y découvre un enfant, Six, qui pourrait jouer un rôle essentiel dans la survie ou la mort des hémophages. Violent prend alors la décision de sauver cet enfant, et ce faisant, devient la cible du gouvernement et des autres hémophages. Seule contre tous, elle doit lutter pour sauver Six et peut-être trouver un remède à sa maladie.

Ultraviolet, Cameron Bright et Milla Jovovich
© Gaumont Columbia Tristar Films

Quelle abomination ! Je parle bien du film, pas des créatures qui s’y trouvent. Ultraviolet est tout ce que l’on peut trouver et faire de pire dans la science-fiction. Des vampires qui n’en sont pas mais qui ont de longues canines et un sang contaminé, des effets spéciaux en veux-tu en voilà, un monde futuriste et de nombreuses scènes de combat. Une abomination je vous dis ! On a l’impression que Kurt Wimmer, à la fois scénariste et réalisateur de ce navet, a pris tous les éléments possibles qu’il pouvait trouver dans d’autres films de science-fiction, les a mélangés ensemble et a tenté de nous faire croire qu’il nous offrait un film nouveau et innovant. Ce qui n’est absolument pas le cas.

Ultraviolet est un film qui s’inspire également des comics et du monde animé. Ainsi, le générique reprend les éléments d’une bande-dessinée, avec des couvertures mettant en scène Violet. Mais cette touche d’originalité qui semble vouloir ancrer le film dans un univers de science-fiction ne suffit pas à sauver le film. Plus les secondes passent, plus on s’ennuie. Certes, la mise en scène est dynamique et rappelle celle des jeux vidéo. Mais c’est tout.

Ultraviolet, Milla Jovovich
© Gaumont Columbia Tristar Films

Mila Jovovich alterne entre tenter de jouer et se battre contre les méchants. Toute en jambes, elle virevolte de gauche à droite, cheveux dans le vent et ventre à l’air. Pourquoi diable ne s’attache-t-elle pas les cheveux ? Et pourquoi doit-elle toujours porter un haut si court à part pour mettre en avant son ventre incroyablement plat et sans défauts ? Ses facultés spéciales lui permettent de plus de se battre avec facilité et de ne jamais abimer son maquillage, Dieu merci. Violet ne prend ainsi jamais véritablement de coups mais se trouve être supérieurement forte à tout le monde, comme si elle était l’Élue.

Ultraviolet, Milla Jovovich
© Gaumont Columbia Tristar Films

Le scénario est terriblement prévisible. On sait déjà comment l’histoire va se finir dès que l’on voit le méchant du film, Daxus, dont on comprend aussi très rapidement les ambitions et véritables intentions. Tout ça pour ça. Quelle déception.

Ultraviolet n’est pas un film qui se regarde. Il se subit. Malheureusement.

Bande-annonce

A part Ultraviolet, voici d’autres films que vous pouvez (ou non) regarder : Seven sisters, Æon Flux et Resident Evil.

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