Peter et John, deux amis, partent se relaxer dans un parc d’attractions d’un nouveau genre, Westwold. Ce parc offre aux visiteurs la possibilité de se replonger dans diverses époques grâces à des androïdes à l’apparence humaine. Mais un jour, les androïdes semblent se rebeller…

Westworld film
© Metro-Goldwyn-Mayer (MGM)

Les visiteurs sont invités à laisser le présent dehors et à intégrer l’époque qu’ils ont choisi. Ils changent de vêtements et se rendent dans une reproduction exacte des différentes époques. Peter et John prennent leur marque au Far West. Ils s’installent dans un hôtel et prennent part à diverses activités. Vous avez choisi le Moyen-Age ? Vous pouvez participer à des duels à l’épée et de gargantuesques repas. Vous préférez le Far West ? Bagarres générales au saloon et duels au revolver vous attendent. La nonchalance avec laquelle les touristes tuent et sont invités à tuer et commettent des délits est vraiment effarante. Ils sont comme des enfants dans un parc d’attraction ou dans un magasin de jouets : ils veulent tout essayer, tout faire, tout de suite.

Westworld Yul Brynner, Richard Benjamin
© Metro-Goldwyn-Mayer (MGM)

Les voyageurs sont en vacances. Au diable les conséquences ! Ils peuvent tuer à volonté au court de duels, car leurs adversaires sont des androïdes. D’abord réticent, Peter y prend rapidement goût. C’est très troublant. Tuer est un jeu ? Ils ne se soucient pas des conséquences puisque ce sont des machines. Le côté sexuel n’est pas oublié. Des femmes robots se tiennent à la disposition des clients qui le souhaitent. Les femmes sont ainsi réduites à l’état de femmes objets. Elles n’ont pas de libre-arbitre. Elles font ce pour quoi elles ont été programmées. Être au service des clients.

« Voilà bien la machine au service de l’homme. »

Le fonctionnement du parc est bien rôdé. Toutes les nuits, des équipes viennent récupérer les androïdes qui sont réparés, améliorés et mis à jour avant d’être remis en service au petit matin. Les ingénieurs qui les soignent à la chaîne ressemblent à des médecins examinant des patients. Ils portent des blouses et des calots de bloc (chapeau de chirurgien). Tout est strictement organisé, rien n’est laissé au hasard. Seul compte le bien-être des visiteurs qui dépensent près de 1 000 $ par semaine pour ce petit plaisir.

Westworld film
© Metro-Goldwyn-Mayer (MGM)

Mais depuis quelques temps, pannes et dysfonctionnements se multiplient sur les androïdes. Les dirigeants et ingénieurs du parc ne comprennent pas ce qui se passe. Pourquoi les robots refusent-ils d’obéir ? De faire ce pour quoi ils sot été programmés ? Les robots commencent à se rebeller et à menacer les clients. Ils font preuve de libre-arbitre. Comment est-ce possible ? Que se passe-t-il ? Peter et John se retrouvent pourchassés par le Prince noir, le méchant du Far West. Tué à deux reprises par le couple d’amis, il décide de prendre sa revanche. Le Prince noir est un robot programmé pour le combat. Il ne s’arrêtera qu’une fois sa tâche accomplie. Les tuer. Les autres clients sont également violentés par les androïdes et peinent à se défendre. C’est le combat de l’homme contre la machine.

C’est un film retrofuturiste qui date de 1973 mais est supposé se dérouler dans les années 2000. L’idée du futur est donc complètement inventée. Les robots ont une apparence totalement humaine, il est impossible de les différencier d’un être humain. Le seul moyen consiste à les ouvrir pour voir leur intérieur. C’est drôle, mais le XXième siècle que les gens du passé imagine est toujours très décalé, avec un côté très kitsh. Comme le futur de Retour vers le futur.

Westworld film
© Metro-Goldwyn-Mayer (MGM)

« C’est aussi réel que ce qu’il y a de plus réel. »

L’idée du scénario est très originale. Les questions posées, nombreuses, poussent à s’interroger : un robot peut-il être capable de pensées ? Doit-on le considérer un être à part entière même s’il a été créé de toutes pièces ? N’y a-t-il pas un problème d’éthique à le programmer à faire selon notre bonne volonté ? Pourquoi créer un robot humanoïde, pour ensuite le traiter comme un esclave au bon vouloir de son créateur. Je n’ai pas encore regardé la série qui en a été tirée, mais si elle est aussi bien faite que le film, alors ce n’est qu’une question de temps !

Bande-annonce :

Vous aussi vous avez succombé à Westworld ? Jetez-vous sans attendre sur Terminator, Westworld (série) ou Les Robots de Isaac Asimov.

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