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Cha Tae-sik est un prêteur sur gage solitaire. Son seul contact avec l’extérieur est Somi, sa petite voisine don la mère est une droguée. Mais un jour, cette dernière vole de la drogue chez son patron. Ce dernier est prêt à tout pour la récupérer, même à la kidnapper avec sa fille. Pour les sauver, Cha Tae-sik va devoir travailler pour eux et révèle des capacités de combat surprenantes. Qui est-il réellement ?

The man from nowhere

The man from nowhere est une vraie réussite, le meilleur du thriller coréen qui allie action et drame. Les acteurs sont fantastiques, la mise en scène dynamique et les combats parfaitement orchestrés.

Le film commence avec une descente de police dans un club après une longue enquête et des semaines de surveillance. Alors qu’ils s’attendaient à enfin boucler leur enquête, les policiers ne découvrent rien. En effet, Hyo-jeong, l’une des danseuses du club, droguée, s’est enfuie avec la drogue. Elle retourne chez elle auprès de sa fille, Somi. La petite fille passe une partie de son temps chez Cha Tae-sik, un prêteur sur gage taciturne et solitaire. Mais la vie de tout le monde est bouleversée lorsque les trafiquants retrouvent Hyo-jeong et la kidnappent avec sa fille pour récupérer leur drogue. Cha Tae-sik, qui s’est attaché à la petite fille, se lance à leur recherche.

The man from nowhere Won Bin
© Splendid Film GmbH

Avant Liam Neeson et Keanu Reeves, il y avait Won Bin alias Cha Tae-sik ! Tout le film repose sur ses épaules et celle de sa jeune partenaire. L’alchimie entre Cha Tae-sik et Somi est de plus touchantes. Deux êtres solitaires qui se rapprochent dans leur solitude et cherchent un peu de vie et de réconfort chez l’autre. Lui, qui cherche à oublier son passé, elle qui cherche un peu de compagnie. Vivante et énergique, elle le tire de ses pensées sombres. C’est une petite file qui est habituée à être seule, surnommée « Poubelle » par sa mère, une droguée, qui ne s’occupe pas ou peu d’elle. Lorsqu’elle sort, elle est souvent traitée avec mépris car elle est pauvre et d’apparence peu soignée. Cha Tae-sik est donc la seule personne qui semble se soucier d’elle. Et lorsqu’elle disparait, il est prêt à tout pour la retrouver. Même à tuer. Surtout à tuer.

The man from nowhere Won Bin
© Splendid Film GmbH

Kim Sae-ron, qui interprète Somi est juste… époustouflante. Qu’une actrice aussi jeune soit capable d’une telle palette de jeu est impressionnant. Dans l’une des scènes les plus marquantes et touchantes du film, elle confronte Cha Tae-sik après que celui-ci l’a ignorée alors qu’on la traitait de voleuse. Il a tout simplement détourné le regard et l’a laissée livrer à elle-même. Elle lui confie qu’elle ne peut pas se résoudre à le détester. C’est un moment extrêmement touchant et déterminant pour la suite du film et qui définie bien leur relation. Elle semble plus attachée à lui que lui à elle mais lui pardonne envers et contre tout.

« Si je vous détestais, je n’aurais plus personne à aimer. »

The man from nowhere Kim Sae-ron
© Splendid Film GmbH

J’ai également beaucoup aimé Won Bin, dont il s’agit également du dernier film en tant qu’acteur (malheureusement). Il n’a en effet plus joué dans aucun film après The man from nowhere. Tour à tour froid, taciturne, passionné, ému, en colère, il montre toutes les émotions possibles. Et on en redemande. Alors qu’il se complaisait dans sa routine quotidienne, la présence de Somi l’oblige à redéfinir ses priorités. Il la nourrit, lui tient compagnie et parfois même lui offre un endroit où dormir lorsque les conditions ne sont pas réunies pour qu’elle rentre chez elle. Son kidnapping est donc un choc pour cet homme seul qui vit de manière discrète, sans attirer l’attention, sans amis.

Et c’est à ce moment que le film gagne en dynamisme. Les combats sont extrêmement réalistes, qu’ils soient à la main, au couteau ou à l’arme à feu. Cha Tae-sik est blessé, il souffre, il saigne. Ce n’est pas comme dans les films américains où les héros semblent tirer un nombre illimité de balles sans être jamais blessés. Non. The man from nowhere est un film qui se veut réaliste. Petit à petit, on plonge dans le passé de cet homme mystérieux doué pour le combat. Et l’on comprend non seulement les raisons de sa colère mais également la source de ses capacités de combat. Ce n’est définitivement pas un homme comme les autres. Et les trafiquants qui ont kidnappé Somi et sa mère ainsi que la police vont l’apprendre à ses dépens.

« Je vais garder tes couronnes et mâcher le reste de ton corps. »

The man from nowhere n’est pas un simple film de combat. C’est aussi un thriller qui aborde le sujet du trafic d’organes et du trafic de drogue entre la Corée du Sud et la Chine. Les trafiquants kidnappent des enfants et les utilisent pour mener à bien leurs affaires sans se faire repérer. Somi se retrouve au mauvais endroit, au mauvais moment, avec une mère désintéressée et absente qui n’hésite pas à la mettre en danger par son inconscience. La petite fille est intégrée dans un trafic, utilisée par des hommes qui considèrent les enfants comme des marchandises négligeables et remplaçables.

 Le scénario du film n’est pas des plus original, mais il est délivré de manière efficace. Lee Jeong-beom, le réalisateur, nous livre une œuvre des plus réussies, nerveuse et dynamique. Il suit le combat d’un homme qui pensait n’avoir plus rien à perdre mais se rend compte qu’il n’est plus seul. La fin du film me satisfait complètement et change des films du même genre. C’est une très belle fin originale.

The man from nowhere est un film représentatif du cinéma coréen des années 2010, dans la lignée de films comme The Chaser, J’ai rencontré le diable, The murderer ou A better tomorow dont il n’a absolument pas à rougir.

Bande-annonce

Si vous avez amé The man from nowhere, vous apprécierez sans aucun doute la série de films Jason Bourne, la série de films Taken et la série de films John Wick.

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