Ils se nomment Pedro Almodovar, Edgard Wright, Alfred Hitchcock, Park Chan-Wook, Wes Anderson. Ce sont 5 réalisateurs de talent qui nous ont offert de très beaux films, chacun avec son propre style visuel. Découverte.

Pedro Almodovar : Les amants passagers

Les amants passagers n’est pas le genre de film habituel de Pedro Almodovar, mais c’est l’un de mes préférés. Des passagers hauts en couleur embarquent à bord d’un avion, accompagnés par un personnel de bord tout aussi atypiques. Mais alors que l’atterrissage approche, ils apprennent qu’un problème technique risque de causer leur mort. Commence alors un grand déballage de secrets et non-dits.

Les amants passagers se déroule presque entièrement en huis clos, à bord de l’appareil. J’adore le regarder en version originale (même si je ne parle pas espagnol) car je trouve les dialogues en espagnol plus vivants. Le film est très coloré et dynamique. Les personnages bougent dans tous les sens et gesticulent beaucoup même s’ils se trouvent dans un avion, ce qui rend le film très vivant. Les acteurs donnent vraiment l’impression de s’amuser, de se laisser aller et de prendre plaisir à jouer. Ce qui n’aurait pu être qu’une pièce de théâtre statique se révèle être une comédie qui va à 100 à l’heure, pouvant dérouter les fidèles d’Almodovar.

Edgar Wright : Scott Pilgrim VS The world

Scott Pilgrim VS The world est l’adaptation d’une série de comics écrite et dessinée par Bryan Lee O’Malley.  Scott Pilgrim est un jeune désœuvré de 22 qui joue dans un petit groupe de rock. Sa vie bascule le jour où il tombe amoureux de Ramona Flowers, une jeune femme mystérieuse. Il découvre que pour pouvoir sortir avec elle, il doit affronter ses sept ex petits amis, tous plus étranges et dangereux les uns que les autres.

Edgar Wright a réalisé une adaptation graphique de la bande-dessinée. Nous, spectateurs, avons l’impression de regarder un film de de bande-dessinée prendre vie devant nos yeux ébahis.  Scott Pilgrim VS The world n’est pas dédié aux amateurs de pop culture, il est dédié à tout ceux qui aiment les bons films. Edgard Wright s’est littéralement approprié le comics pour lui donner vie et y injecter sa touche. Le montage et la cinématographie font de ce film une référence dans le domaine de l’adaptation d’une bande-dessinée.

Alfred Hitchcock : Mais qui a tué Harry ?

Mais qui a tué Harry ? n’est pas le film le plus connu de la carrière d’Alfred Hitchcock mais c’est l’un de mes préférés. L’histoire est toute simple : un corps est découvert dans des bois dans le Vermont avec une blessure à la tête. Mais tout le monde se pense coupable de sa mort. L’un parce qu’il chassait à ce moment, une autre car elle l’a frappé à la tête avec une chaussure, une autre encore car elle l’a assommé avec une bouteille. Qui est donc le véritable coupable ?

Alfred Hitchcock nous livre ici une œuvre qui détonne un peu dans sa filmographie. Car ici, pas de glamour, pas d’espion ou de femme fatale. Seulement les habitants d’un petit village qui tentent de résoudre un mystère qui les touche tous. Le film est une véritable enquête policière dans laquelle tout le monde est coupable jusqu’à preuve du contraire. Entre fausses pistes et faux semblants, difficile de démêler le vrai du faux. Ce qui fait tout le charme du film Maisi qui a tué Harry ?

Park Chan-Wook : Je suis un cyborg

Je suis un cyborg est l’un de mes films préférés. Il raconte l’histoire de Young-goon, une jeune femme internée en hôpital psychiatrique car elle pense être un cyborg. Elle suce des piles pour s’alimenter et refuse toute nourriture. A l’hôpital, elle fait la connaissance d’Il-Soon, qui est persuadé d’être capable de voler les qualités des gens. Ce dernier tombe amoureux d’elle, et tente par tous les moyens de la sauver.

Park Chan-Wook n’est pourtant pas connu pour ce genre de films, lui qui a réalisé Mademoiselle, Stoker, Snowpiercer ou encore Old Boy. Mais avec Je suis un cyborg, il réalise un film des plus touchants et visuellement extraordinaires qui se concentre sur deux jeunes gens internés en hôpital psychiatrique. L’une des choses que j’ai le plus appréciées est le fait que le film montre à la fois la réalité et le monde perçu par Young-goon, qui est persuadée d’être un cyborg. Sa réalité lui semble parfaitement normale même si elle ne l’est clairement pas. La folie n’est pas perçue comme négative, juste comme une échappatoire.

Wes Anderson : Moonrise Kingdom

Avec Moonrise Kingdom, Wes Anderson nous démontre encore une fois son amour pour la cinématographie et les beaux plans. Nous sommes en 1965, sur une petite île de la Nouvelle-Angleterre. Suzy et Sam, 12 ans tombent amoureux et décident de s’enfuir pour pouvoir rester ensemble. Alors que tout le monde se lance à leur recherche, une tempête se déclare et menace l’île. Le temps est compté.

Moonrise Kingdom est pour moi l’un des films les plus visuellement aboutis de Wes Anderson. Qu’il s’agit du plan-séquence de la maison ou du montage, on sent que le réalisateur s’est lâché sur ce film et qu’il s’en est donné à cœur joie. La photographie est magnifique avec de très belles couleurs. L’ensemble du casting, et notamment Jared Gilman et Kara Hayward (Sam et Suzy), ajoutent à la qualité du film. Les films de Wes Anderson, on aime ou pas, mais on ne peut pas dire qu’ils ne sont pas travaillés et élaborés, avec un soucis du détail impressionnant.

Dotés chacun d’un style propre, ces réalisateurs nous font plaisir à chaque fois en délivrant des œuvres représentatives de leur style et dans lesquels ils s’investissent corps et âme.

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