Il n’y a pas que l’animation japonaise dans la vie ! Le cinéma japonais est également très réputé, avec une belle variété de genres à même de plaire à tous les amateurs de bon cinéma. Je vous propose une sélection de 10 films que j’apprécie particulièrement.

Une affaire de famille

Une famille aimante mais pauvre vit de petites magouilles. Mais un jour, Osamu et son fils découvrent une petite fille en difficulté. N’écoutant que leur bon cœur, ils ramènent l’enfant chez eux. D’abord réticente, la mère finit par recueillir la petite fille qui s’intègre au sein de cette famille pas comme les autres. La famille vit difficilement mais et heureuse, jusqu’au jour où un évènement vient chambouler leur petite vie tranquille.

Hirokazu Kore-eda réalise de merveilleux films sur la famille à l’image de Notre petite sœur, Tel père, tel fils ou du sublime Nobody Knows. Une affaire de famille est une chronique familiale qui parle de la notion de famille. Qu’est-ce qu’une famille ? Les liens du sang ou le fait de prendre soin les uns des autres ? Une affaire de famille se concentre sur une famille pauvre mais heureuse qui fait tout ce qu’elle peut pour survivre en se serrant les coudes.

Tel père, tel fils

Ryota et son épouse Midori sont un couple issu d’un milieu aisé qui ont un petit garçon de 6 ans. Le père, architecte, est obsédé par sa réussite professionnel et place de grands espoirs en son fils. Mais un jour, ils reçoivent un coup de téléphone qui va bouleverser leurs vies. La maternité de l’hôpital où Midori a accouché leur apprend leur nourrisson a été échangé avec un autre. Ils apprennent également que leur fils a été élevé dans un milieu plus modeste.

Comme annoncé précédemment, Hirokazu Kore-eda m’épate dans ses récits centrés sur la famille. Tel père tel fils place un couple au cœur d’un dilemme. Lorsqu’ils apprennent que leur fils a été échangé à la naissance, Ryota et Midori doivent choisir entre rester avec l’enfant qu’ils ont élevé et récupérer leur enfant biologique. Le film tente de répondre à la suivante : aime-t-on son enfant parce qu’on l’a élevé ou parce qu’on l’a mis au monde ?

Les délices de Tokyo

Sentaro est un vendeur de dorayakis, une pâtisserie traditionnelle japonaise fourrée à la pâte de haricots rouges confits. Un beau jour, Tokue, une femme de 70 ans, se présente dans son échoppe et lui propose ses services. Elle possède une recette pour réaliser de délicieux doriyakis. Rapidement, l’échoppe devient un lieu réputé.

Naomi Kawase réalise l’adaptation du roman éponyme de Durian Sukegawa. Les délices de Tokyo est un film mélancolique et plein de douceur qui nous offre de beaux moments de tendresse entre les personnages. Eux qui pensaient avoir tout perdu, ils découvrent qu’ils ont encore des raisons de se battre pour avancer dans la vie.

Battle royal

Une nouvelle loi Battle Royale a été promulguée par le gouvernement japonais pour instaurer la discipline parmi les adolescents. Dans ce Japon futuriste, ils sont en effet devenus violents et incontrôlables. Des élèves de terminale se retrouvent sur une île mystérieuse. Ils reçoivent des armes et des consignes très strictes : ils doivent se battre jusqu’à la mort. Seul l‘un d’entre eux doit survivre.

Un classique du cinéma japonais de Kinji Fukasaku, adapté du roman du même nom de Kōshun Takami. Face à une jeunesse qu’il ne peut plus contrôler, le gouvernement japonais choisit une solution radicale, la Battle Royale. A l’image d’Highlander, ils doivent s’entretuer jusqu’à la mort. Ultra-violent, radicale et subversif, le film ne fait pas dans la dentelle et propose des scènes qui pourraient choquer les plus sensibles. Il y a eu une suite, Battle Royale 2 : Requiem.

Ring (Ringu)

Un soir, deux lycéennes s’amusent à regarder une cassette vidéo. Une rumeur circule en effet qui raconte que toute personne qui regarderait cette cassette mourrait dans les 7 jours qui suivent. Après la mort de sa nièce, Reiko Asakawa, une journaliste, décide de mener l’enquête mais se trouve à son tour victime de la malédiction

Autre œuvre indémodable du cinéma japonais, Ring a marqué (et marque encore) les esprits. Chef-d’œuvre d’Hideo Nakata, c’est une source d’inspiration pour de nombreux réalisateurs de par le monde. Difficile de dire ce qui est le plus terrifiant dans le film, l’atmosphère angoissante, les personnages charismatiques ou la personnification du mal.

Kwaïdan

Quatre histoires, toutes plus dérangeantes les unes que les autres.

Les cheveux noirs : un samouraï aime deux femmes mais ne parvient pas à faire son choix. L’une d’entre elle va être la victime de son indécision.

La femme des neiges : deux bûcherons sont coincés dans une tempête de neige. L’un est tué par un monstre et le l’autre sauvé à la condition de ne jamais évoqué leur rencontre.

Hoichi sans oreilles : un musicien aveugle vivant dans un temple joue pour une armée constituée de fantômes.

Dans un bol de thé : un samouraï aperçoit l’image d’un homme au sourire narquois dans son bol de thé. Il a beau boire sa coupe, celui-ci ne cesse de réapparaitre.

J’en avais beaucoup entendu parler. Et quand je l’ai vu, l’ai compris pourquoi. Kwaïdan est un recueil d’histoires fantastiques réalisé par Masaki Kobayashi, se terminant sur une morale. Le côté surnaturel des histoires est appuyé par le noir et blanc des images. Vous cherchez à frissonner mais pas trop ? Kwaïdan est fait pour vous.

Zatoïchi

Zatoïchi est un masseur aveugle qui erre de ville en ville en proposant ses services. C’est également un joueur professionnel. Mais son apparence humble dissimule un incroyable dextérité à l’épée. Ce combattant, rapide et aguerri, est doté d’un incroyable talent. Il se rend un jour dans une ville dans la montagne, qui vit dans la terreur sous la coupe de Ginzo. Cet homme impitoyable se débarrasse de tout ceux qui s’oppose à lui. Lorsque les hommes de main de Ginzo croisent le chemin de Zatoïchi, le conflit s’avère inévitable.

Zatoïchi est un personnage qui apparait pour la première fois dans une nouvelle, puis dans une série de films dans les années 1960. Kitashi Kitano a réalisé un nouveau film en 2003, dans lequel il tient le rôle principal. C’est une œuvre magnifique, sublimée par un grand acteur. La mise en scène est magnifique, avec de très beaux moments filmés.

Voyage à Tokyo

Un couple de retraités, qui vit dans la ville d’Onomichi, décide de rendre visite à leurs enfants qui habitent Tokyo. Mais occupés par leur petite vie quotidienne, ces derniers ne prêtent pas grande attention à leurs parents, qui se délaissés et presque une gêne. La seule qui semble heureuse de les voir est leur belle-fille Noriko, la veuve de leur fils tué à la guerre. Tous les enfants finissent par se cotiser pour offrir à leur parents un séjour dans une station thermale d’Atami, loin de Tokyo.

Yasujirô Ozu est l’un des plus grands réalisateurs japonais, réalisateur notamment d’Une auberge à Tokyo, Printemps précoce ou Le goût du saké. La famille est l’un de ses thèmes de prédilection. Dans Voyage à Tokyo, il décrit la désintégration de la famille familiale. Les acteurs et la mise en scène sont les points fort de ce film, l’un de mes préférés d’Ozu.

Crows zero

Genji Takiya est un petit nouveau au lycée Suzuran, l’un des plus violents dans la vie. Son but est simple, il veut s’imposer contre tous les autres élèves et devenir le boss du lieu. Pour ce faire, il va devoir se battre et se montrer à la hauteur. Son principal rival se nomme Serizawa Tamao.

Subversif et violent, Crows zero est un film de Takashi Miike. Il s’agit de l’adaptation des mangas Crows et Worst d’Hiroshi Takahashi. Le postulat de départ est très simple, mais la réalisation très dynamique et l’alchimie entre les acteurs donne un film très réussi. Il y a eu trois autres suites, moins impressionnantes.

La maison au toit rouge

Taki, la grand-tante de Takeshi vient de décéder. En rangeant ses affaires, celui-ci découvre son autobiographie et une enveloppe. En 1936, la jeune femme débarquait à Tokyo pour travailler comme bonne au sein du foyer des Hirai composé de Tokiko, son mari Masaki et leur jeune fils de 6 ans. La vie du couple est bouleversée par l’arrivée d’un collègue du mari, Masaki avec lequel Tokiko entame une liaison.

Yōji Yamada a réalisé une adaptation d’une nouvelle de Kyoko Nakajima. C’est un film subtil et tout en pudeur, sur fond de guerre sino-japonaise. La maison au toit rouge nous plonge dans l’intimité d’un couple bourgeois, du point de vue de l’employée de maison. Les acteurs sont formidables et les costumes magnifiques.

Je vous propose ici une liste non exhaustive de mes films japonais préférés. Corée du Sud, Chine, Thaïlande, le cinéma asiatique est un véritable puits de chefs-d ’œuvres. Et vous, quels sont vos coups de cœur ?

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